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Astronomie et Mathématiques

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La conception de l’espace, du ciel n’a pas toujours été liée aux mathématiques. Dans les cités primitives, notamment, les hommes reliaient par crainte et superstition les phénomènes du ciel aux divinités et à des événements terrestres. Cette conception véhiculait également un ensemble d’interprétations fortuites qui tenait lieu de justifications.

Dès l’Antiquité grecque, on remarque que les philosophes proposèrent une conception géographique du ciel. Ils en établirent la carte. Par suite, Aristote perçut le mouvement des astres. Il pensait en effet, que l’univers était mu à l’origine par un principe “premier moteur de l’univers : Dieu”. Ce dernier avait donc transmis cette animation, cette possible mobilité des astres et des choses. Ptolémée, quant à lui, défendait l’idée d’un monde conçu comme mouvement, avec en son centre : la Terre.

Mais Copernic viendra changer cette conception de l’ordre des choses, ramenant le spectateur à son humilité : l’homme ne sera plus un simple observateur immobile devant un monde en plein mouvement, s’offrant à son regard comme une représentation théâtrale. L’homme appartient également à ce monde, il en est un des éléments parmi beaucoup d’autres. Il en fait partie, ce qui réduit sa prétention. L’homme relativise alors sa place dans l’univers.

Que s’est-il passé pour que cette conception du ciel à laquelle l’homme était rivée soit révisée ?

Galilée a proposé une autre formulation de l’univers. Par le langage mathématique, il a affirmé une codification, une géométrisation des phénomènes perçus. Newton a, quant à lui, énoncé une loi de la gravitation universelle, pour expliquer le mouvement des astres.

Ainsi, entre cette pensée antique et cette conception moderne, il ne faut pas tant noter ce qui est différent, mais plutôt, ce qui considérablement les unit : la notion de force. Mais, de toute évidence, les phénomènes, au risque de se confondre avec ce langage mathématique, de se réduire à l’équation, lui résistent.

C’est pourquoi aujourd’hui, se donne à voir un espace plus grand, avec plusieurs mondes (ou galaxies) et nous pouvons affirmer l’existence d’un agrégat.

Au lieu d’observer un univers dans un ciel, nous voyons des objets, tous singuliers.

Ainsi l’histoire philosophique de l’astronomie révèle que trois grandes pensées l’ont marquée :

- une conception antique qui évoquait déjà un paysage fini composé d’étoiles, conçu toutefois dans sa mobilité.

- puis, une conception mathématique viendra balayer la réalité concrète du phénomène, au profit d’une abstraction codifiée.

- enfin, s’est substitué un paysage infini d’astres, en mouvement, concret : un univers de diversité et de singularité qui finalement s’exprime dans un langage physique et poétique. Nos astronomes observent donc des beautés célestes qui répondent aux doux noms de : supernovae, la chevelure de Bérénice, étoile double, la grande nébuleuse, amas stellaires…

Ainsi, comme l’écrivait Mach : “La science ne se présente pas avec la prétention d’être une explication complète du monde, mais avec la conscience de travailler à une conception future de l’univers”.

L.V.V

 

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