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LA philo ouverte à tous 6 : Cas de conscience : Le monde, Autrui ou moi ?
L’expérience de la conscience se construit autour d’un vécu où la conscience de soi semble évidente de même que la rencontre avec le monde, autrui.
Pourtant la conscience s’éprouve dans ses relations. Tout d’abord un « je » réalise qu’il cohabite avec d’autres et que cette coexistence le place à côté d’autres corps qui dégagent en une expression particulière leur état d’être qu’il traduit ensuite de façon analogique.
Puis il appréhende l’autre dans une proxémique différente, dans le face à face, un moment spécifique où les regards s’affrontent. D’une intercorporéité objectivée à une intersubjectivité, les rapports s’établissent et libèrent un espace unique de communication, notamment dans une intracorporéité.
Enfin, la véritable et trop rare rencontre s’établit lorsque s’ouvre une dimension éthique des relations. Quand « je » observe sur le visage d’autrui un autre « je », il lui accorde une valeur particulière, à protéger, à estimer.
Soulignons que les difficultés existent et persistent notamment lorsque l’autre domine, manipule, asservit. Alors l’homme se trouve face à un choix extrême : lui ou moi, c’est une question de survie.
Qu’est-ce qui caractérise les liens entre la conscience et ce qui l’entoure ? Comment définir cette rencontre avec le monde et l’autre ? Comment se préserver et assainir ces relations ? Comment agir ? Comment trouver un projet collectif au cours duquel chacun agissant pour lui-même, œuvre également pour tous sans renoncer à ce qu’il est ?
Tels sont les enjeux d’une réelle rencontre avec le monde, avec autrui, tel est à l’aube du XXIème siècle, « mon » cas de conscience…
3 réponses pour “LA philo ouverte à tous 6 : Cas de conscience : Le monde, Autrui ou moi ?”
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12.12.2010 à 17:24
Bonjour Laurence V.V,
Je me permet de poser un message ici non pas pour une pensée de ce livre (quoique…), mais plutôt pour connaitre le fonctionnement du ou des blogs ou rubriques…. Si on peut aborder des sujets entre différents ouvrages par rapport à leurs debats avec les rencontres directe en librairie?
Toutefois, je me permets simplement cette parenthèse néamoins cela pourrait-être interessant de faire des intéractions entre ouvrages et debats.
Je suis désolé, ce commentaire n’est peut-être pas si philosophique hélas et sûrement bien plus hors sujet.
Gerome Mathias
12.12.2010 à 17:25
le fondement de la philosophie et pourquoi elle doit occuper notre vie. Ces livres m’ont vraiment réconcilier avec la philosophie.
Stéphane
12.12.2010 à 17:25
Merci à tous les deux pour vos commentaires.
Il est vrai qu’il m’a semblé important pour introduire cette collection de poser le problème actuel de l’utilité de la philosophie.
Par ailleurs, il importait aussi de proposer une perspective chronologique de ses grands mouvements historiques et conceptuels : l’étonnement du Grec, le doute chez Descartes et l’existentialisme tout en les rattachant à notre société actuelle.
Et puisque vous soulignez mon optimisme il est vrai aussi que si pour certains penseurs “Philosopher c’est apprendre à mourir” j’ai préféré opter pour la formule “Philosopher c’est apprendre à bien vivre!”
A bientôt
Laurence V.V