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De l’âme

C’est une notion qui engage de nombreux problèmes philosophiques, et qui est aussi vieille que la philosophie grecque même si à travers les temps elle a revêtit diverses significations. Et lorsque Aristote affirme dans sa métaphysique « L’objet constant de toutes les recherches, présent et passé, c’est la question « ti to on » (qu’est-ce que l’être). » il faut c’est certain, y voir la question philosophique leibnizienne qui consiste à demander « pourquoi y-a-t-il quelque chose et non pas plutôt rien ?» . Etre philosophe c’est donc s’étonner des choses, de leur présence et le commencement philosophique chez Platon et Aristote c’est l’étonnement, universel.

Cette question a visé universelle englobe aussi bien et d’une façon privilégiée le questionnement lui-même. Et à la différence entre l’arbre et le caillou, l’homme est celui qui pose la question. La question de l’être rejaillit donc sur l’homme qui questionne et devient qu’est-ce que l’homme lui-même ? Pourquoi y-a-t-il un être qui au milieu de l’Etre, l’englobant, pose la question ? « Le propre de l’interrogation philosophique est de pouvoir se retourner sur elle-même » dira Merleau-Ponty. La thématique de l’âme est impliquée à ce niveau. La faculté de questionnement philosophique n’est-elle pas due à l’âme, à l’esprit ?

Aussi nous allons nous interroger sur l’âme pour tenter d’en trouver une définition, ou du moins d’en élaborer le concept.

D’abord, nous constatons qu’elle est à l’égard du monde comme de l’humain, un principe d’animation c’est-à-dire qu’elle est cause du mouvement. Elle est le principe d’animation du corps.

Puis, elle revêt une autre signification quant à l’esprit qu’elle incarne. Nous constaterons alors, qu’elle est aussi source de la rationalité, une faculté de réflexions. Ce qui la rend énigmatique. Nous l’associons alors à l’intelligence. Nous la distinguons de l’organe, à savoir le cerveau, ce qui complexifie la possibilité de la définir.

Enfin dans une dimension plus spirituelle et théologienne nous assistons à une transcendance de l’âme comme permanence et fondement de la foi. Elle est ce qui dans son individualité nous rattache au Tout.

En fait nous réalisons que du naturel au surnaturel l’âme est un principe d’explication possible, mais qui demeure mystérieux.

L.V.V

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